Villamarta

ENCASTE VILLAMARTA – CASTE VISTAHERMOSA

C’est en 1914 que Don Alvaro Davila y Agreda « Marques de Villamarta », quatrième du nom, fonde son élevage avec l’achat de plus trois cent vaches de Murube, Urcola et Medina Garvey (origine Vazquez) et deux sementales de Parlade, qui viennent s’ajouter aux animaux préalablement acquis au Conde de Santa Coloma. La ganaderia s’annonce « Marques de Villamarta » et prend son ancienneté à Madrid le 22 avril 1921.

En somme un amalgame de sang divers et variés qui vont rapidement attirer l’attention et faire la renommée du fer. Tant et si bien que les grands maestros de l’époque comme Juan Belmonte notamment, se précipitent vers la finca « Alventus » afin de se tester devant le bétail du Marquis.

A la mort du Marquis en 1941, la ganaderia revient à son fils et héritier Alvaro Davila Garvey. Cette année-là, les toros à la devise verte et or sont annoncés à Séville et Manolete au sommet de son art coupe les deux oreilles et la queue du septième exemplaire, dans une Maestranza en délire.  

Alvaro Davila Garvey, décède à son tour en 1972. La totalité du troupeau revient à ses fils qui s’annoncent désormais sous l’appellation « Herederos de Villamarta ». Ces derniers vendront par la suite plusieurs lots à Carlos Nuñez, Clemente Tassara et Salvador Guardiola.

En 1980, la société Garcibravo dirigée par Federico Molina Orta rachète la devise, le fer et la totalité du bétail des héritiers. En 1996 les nouveaux propriétaires choisissent désormais de s’annoncer sous le nom de « Villamarta » et optent pour un rafraichissement du sang via l’apport de vaches achetées à Don Manuel Alvarez, de pure origine Villamarta.

Aujourd’hui et depuis la mort de son père en 2000, la ganaderia est menée par Federico Molina Montes qui fait paitre son cheptel près de Huelva, précisément à Puebla de Gúzman sur les terres de la Finca « Las Casitas ».

Morphologie : Les animaux d’encaste Villamarta, sont généralement longs, profonds, et dotés d’un morillo bien dessiné sans être excessif. Un animal globalement bien proportionné, bien que possédant une ligne dorso-lombaire légèrement ensellée.

L’encornure est bien développée, majoritairement cornalones et astifinos. Si le pelage le plus courant demeure le negro, il n’est pas rare toutefois de rencontrer des animaux à la robe castaño, cardeño ou tostado avec tous les « accidents » chromatiques inhérents au mélange des origines, opéré lors de la création de cet encaste mythique et l’on retrouve parfois vaches ou toros bragados, calceteros, chorreados ou mulatos.

Compétences

Posté le

2 mars 2020

Poster le commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Résoudre : *
25 + 4 =


Share This