Samedi 23 mai 2026 – Matin
Novillada
A mettre aux oubliettes
Ganaderia Aguadulce (Présentation à Vic-Fezensac).
Présidence : Pascal Bruneau-Lavedan, Assesseurs : Alain Darroman, Richard
Campistron
Gonzalo Capevilla (présentation) : noir et or – ovation avec salut et division,
silence
Pedro Andres (présentation): gris bleu et azabache – silence au deux
Pedro Luis (présentation): bleu roi et or – silence et tour de piste sifflé
Cette novillada de quadruple présentation ne restera incontestablement pas dans les annales de la feria vicoise ; La cause en incombe essentiellement aux novillos d’Aguadulce inégaux de présentation et de jeu, faibles dans l’ensemble et globalement sans classe.
Face à de tels opposants, les novilleros ne purent s’exprimer comme ils l’auraient souhaité. Et que dire de leur comportement face aux lanciers ? A tel point qu’après la lidia du troisième certains spectateurs choisirent l’option de quitter la plaza, accablés certainement par la chaleur et l’ennui qui les gagnaient.
Chaque novillero tenta de tirer quelque chose des pupilles d’Aguadulce sans réelle réussite. Gonzalo Capdevilla fit montre d’un peu de volonté face au premier, sans classe et court à gauche qui alla mourir aux planches après une estocade desprendida et une entière.
Pedro Luis construisit la faena la plus « structurée » de la matinée en montrant une certaine volonté mais sans parvenir le public qui lui fit comprendre sa désapprobation lorsqu’il entreprit de sa propre volonté un tour de piste.
Samedi 23 mai 2026 – Après-midi
Corrida
Décevants Prieto
Ganaderia Prieto de la Cal
Présidence : Pascal Darqué, Assesseurs : Romain Laborde, David Rocca
Une minute d’applaudissements a eut lieu à la fin du paseo afin de rendre hommage
à la mémoire de Jean-Marie Boussat, ancien président du club taurin de Seissan, de
François Rivière, ancien Maire de Seissan et d’Alain Latigue, ancien prestataire de
service des arènes de Vic-Fezensac.
Alberto Lamelas : bleu marine et or – ovation avec salut aux deux
Luis Gerpe : vert pomme et or – ovation avec salut et silence
Maxime Solera : noir et or : ovation avec salut et silence après un avis
Il était peut-être dit que cette journée serait celle des déceptions. Elle vint cette après-midi des toros de Prieto de la Cal, globalement bien présentés, mais qui n’offrirent quasiment aucune option au trois toreros engagés. Alberto Lamelas eut à s’entendre avec un premier opposant superbe de
présentation, très mal piqué en quatre rencontres. Le toro, tardito lance des hachazos violents et se montre cour de charge. Lamelas le torée à droite sans
pouvoir lier les derechazos avant de s’en défaire d’une quasi-entière tendida et légèrement atravesada. Toro applaudi ( ?). Son second adversaire est bien présenté et d’armures plus modestes. Très mal piqué, il est brindé au président du CT Vicois et à Etienne Barbazan le vice-président. Face à un animal desrazado, Lamelas fait preuve de volonté sur les deux cornes sans résultat. Mete y saca et entière.
Le premier de Luis Gerpe, très beau, sort astillé de la corne droite, information donnée avant son entrée en piste. Bien réceptionné au capote il est peu piqué en trois assauts mais le lancier de service, Antonio Fernandez Avila est applaudi. Gerpe après un tanteo lui sert deux très bonnes séries de naturelles afin de régler le comportement de l’animal. A droite le toro s’appuie sur le torero qui igne cependant un bon travail. Entière perpendiculaire et légèrement desprendida. Toro applaudi. Le cinquième très beau et applaudi à son entrée en piste est bien réceptionné en véronique et demi. Il se défend face au picador et, donc est mal piqué. La faena brindée à Maïté Oussegy, l’ancienne associée d’Alain Lartigue, sera impossible face à ce toro. Entière longue d’effet.
Le troisième très beau est protesté dè sa sortie pour une blessure sur la patte avant droite et immédiatement changé. Son substitut très bien présenté mais avec des armures plus modestes est bien réceptionné au capote par Maxime Solera. Il se défend au premier puyazo de Jean-Lou Aillet, puis est très mal piqué ensuite en deux nouveaux assauts. Brindée au petit-fils d’Alain Lartigue, la faena de Solera sur les deux cornes ne pourra jamais décollée face à cet anima soso. Estocade entière. Le dernier de la corrida, très beau est lui aussi applaudi à sa sortie. Bien réceptionné à la cape par Maxime Solera, genou plié, il est moyennement piqué mais le public applaudit Rafael Agudo Gomez, on ne comprend pas vraiment pourquoi. Solera fait preuve d’une très bonne volonté, tant à droite qu’à gauche, mais le toro ne répond pas. La faena est impossible. Deux pinchazos et une entière au cours de laquelle Maxime Solera reçoit un violent coup de plat de corne sur la pommette droite mettent un terme à cette corrida dont on attendait beaucoup. Trop peut-être ?
Dimanche 24 mai 2026 – Matin
Corrida-concours sans vainqueur
Toros de, dans l’ordre de sortie, Saltillo, La Quinta, Partido de Resina, Benitez
Cubero, Dolores Aguirre et Pagès-Mailhan
Présidence : Thierry Faget, Assesseurs : Renaud Maillard, Yves Charpiat
Une minute d’applaudissements a eu lieu à la fin du paseo afin de rendre hommage
à la mémoire du picador Michel Bouix, décédé voici cinq mois jour pour jour et dont
le prix portant son nom récompensera désormais le meilleur picador de la corrida
concours
A la fin de la corrida le premier « Prix Michel Bouix » est attribué au picador
« Puchano » et remis en piste au récipiendaire par le président du club Taurin Vicois,
Emilie et Jérôme les enfants de Michel Bouix.
Le Trophée Jean-Jacques Baylac au meilleur toro de la corrida concours n’a pas été
attribué.
Sanchez Vara : cuisse de nymphe et or – vuelta très contestée et silence.
Roman : bleu cobalt et or – silence après avis et silence. Toro applaudi et bronca au
président qui a légitimement refusé une vuelta pour la dépouille du toro
Isaac Fonseca (présentation à Vic) : bleu d’orient et or : silence après avis et
silence
Sanchez Vara ouvit cette corrida face à un toro très bien présenté et applaudi de Saltillo. Reçu avec une larga, il est ensuite bien salué en véroniques. L’essence d’une corrida-concours étant de mette en évidence la bravoure du toro, encore faut-il que les picadors jouent le jeu et soit à la hauteur. Ce ne fut pas le cas de Francisco Navarrete monté sur « D’Artagnan » qui a très mal piqué en quatre assauts et a entendu des sifflets. Bon tercio de banderilles de Vara qui brinde au public une faena qui s’avèrera correcte sans plus et sans grand écho sur les tendidos faceà un adversaire d’une certaine noblesse.
Face au Bénitez Cubero, très beau et court dans le capote de Vara, le premier tercio reste anodin. Le second tercio est enlevé et fêté par le public ; la faena brindée à notre confrère Joël Bartolotti de la revue « Toros » ne répond pas aux attentes du torero. Le toro passe et s’arrête à chaque muletazo et la faena n’arrive pas jusqu’aux tendidos. Vara achève son trasteo par une entière tedida et très en arrière. Face au magnifique « Lancerito » de La Quinta, applaudi lors de sa sortie en piste, « Roman » se montre régulier sans plus capote en main. Monté sur « Destinado », « Chocolate » ne peut s’exprimer face à un toro qui ne s’exprime pas plus. Faena brindée au président et au vice-président du club taurin vicois. La faena face à ce bon toro débute par des doblones suivis e passes sur les deu mains, le La Quinta se montrant meilleur sur la droite ; Mais la faena ne reçoit aucun écho. Pas de réussite épée en mains.
Très bien présenté, le cinquième de Dolores Aguirre sort abanto. Face à Francisco Puchano monté sur « Destinado », le toro se montre plus violet que Brave mais livre un combat épique. A la première rencontre, le picador se retrouve sur le cou du cheval et frôle la chute. A la seconde rencontre, le toro pousse fort et le public ovationne le picador. Troisième rencontre : le cheval, pris par devant cède et le picador chute. Le public est conquis et s’exprime bruyamment ; derrière rencontre de punta a punta. Bonne pique et musique et énorme ovation pour le pcador. Brindis à Puchano mais le toro ne répond plus. Il est court de charge et la faena impossible et Roman échoue épée en main.
Isaac Fonseca doit s’entendre en premier lieu avec un Patido de Resina , très bien présenté, cornivuelto, applaudi. Abanto, il ne se fixe pas au capote mais Fonseca y parvient au centre la piste. Il est très mal piqué par Hector Vicente monté sur « Chanquete ». Au cours de la faena brindée au public, le toro se montre soso et la faena n’a aucune saveur. Le magnifique « Sacacuartos » sorti en dernière position défendait les couleurs de la France sous les couleurs de Pagès-Mailhan.. Régulier au capote, Fonseca ne sait pas trop comment le toréer après un mauvais tercio de piques. Pas de faena et mauvaise conclusion épée en main.
Dimanche 24 mai 2026 – Après midi
Quels silences
Toros de Baltasar Iban
Présidence : Marc Amestoy, Assesseurs : jean-Michel Lattes, hervé Pallas
Morenito de Aranda (Bleu nuit et or) : silence après avis deux fois
José Garrido (Bleu pétrole et azabache) : Sifflets et ovation avec salut
Juan de Castilla (fraise et or) : silence deux fois.
Rendre compte d’une corrida lorsqu’il ne sa passe pas grand-chose, et c’est le cas depuis le début de cette feria, est un exercice qui n’est pas vraiment simple. La corrida de cet après-midi n’a pas fait exception à la « règle » des précédents. Les toros de Baltasar Iban tous bien ou très bien présentés, à l’exception du cinquième honteusement cornicorto et qui n’aurait jamais dû sortir dans une arène comme Vic et fortement protesté par le public, n’ont pas donné le jeu espéré. Peu de transmission pour le premier, soso le second, plus mobile le troisième mais s’éteint, fuyard le quatrième, sans transmission le cinquième, ont plombé l’après-midi. Et dans tout cela ? Naufrage à l’épée de Morenito au premier, faena impossible et
nouveau naufrage à l’épée au quatrième. Faena anodine de Garrido au 2 et bonne volonté au 5 qui servait plus. Quant à Juan de Castilla, il s’appliqua face au troisième qui baissa de rythme peu à peu et toréa sous la contestation face au dernier fortement protesté pour sa présentation et surtout ses cornes. Bref, una mas…sin mas.
Lundi 25 mai 2026 – Matin
Novillada sans picadors
Julio Aparicio remporte la mise
Ganaderia Le Lartet
Présidence : Lucien Laurede, Assesseurs : Colette Lacomme, Lilou Cosse
Les trois novilleros se présentaient à Vic-Fezensac
Alvaro Yecla, remplaçant Rémy Asencio : ovation avec salut
Julio Aparicio : une oreille, tour de piste
Manuel Real « Realito » : une oreille, ovation avec salut
Devant un bon et intéressant lot du Lartet, c’est Julio Aparicio qui a….coupé la première oreille de la feria. Face à son premier opposant, bien toréé par passes lentes, templées et artistiques sur les deux cornes, il a écouté la musique et conclus son travail par une estocade entière un peu longue d’effet le qualifiant pour la finale.
Manuel Real « Realito » est une vraie graine de torero. Dans un style totalement différent, il conquiert le public en servant une intéressante faena face à un novillo un peu plus compliqué que le précédent et se qualifie également pour le tour suivant.
Pour cette phase finale, Aparicio servit une faena artistique sans pour autant effectuer une réelle lidia. « Realito » lui eut affaire à un novillo avec un fond de noblesse mais pas simple, dangereux sur la corne droite avant de s’en défaire d’une entière.
Au final, c’est Aparicio qui a été déclaré vainqueur de cette novillada sans picadors.
Alvaro Yecla, visiblement encore un peu vert à côté de ses compagnons et sans grande personnalité, a servi une faenita anodine.
Lundi 25 mai 2026 – Après-midi
Damian Castaño héroïque, coupe la seule oreille de la feria, mais quelle oreille
Présidence : Nicolas Petriat, Assesseurs : Julie Bérard, Mathieu Cazalet
Les trois novilleros se présentaient à Vic-Fezensac
Pepe Moral (Vert foncé et azabache) : Sifflets après avis et silence
Damian Castaño (Blanc et argent) : Enorme ovation avec salut et une oreille
Gomez del Pilar (Bleu roi net or) : ovation avec salut et salut
Entrée : plus de trois quarts d’arène
Les Miura revenaient à Vic avec une corrida complète après 41 ans d’absence. Et il faut bien l’avouer, le résultat n’a pas totalement été à la hauteur des espérances. Mais les aficionados ont enfin pu vivre un grand moment de bravoure et d’héroïsme grâce à Damian Castaño face au très beau et terrible « Pañoleto », n°41, negro bragado, meano codillero qui lui échut en cinquième position de la corrida. Bien lidié au capote, le pupille de Miura est bien piqué par Jean-Lou Aillet, sans vraiment s’employer cependant. La faena débute par deux séries de derechazos, mais le toro veut vendre chèrement sa peau. Il lance de violents coups de tête, derrote, mais Castaño ne cède pas. Il insiste, fait montre d’une énorme volonté, « se la joue » comme disent les toreros. Il n’y a pas d’art, mais une volonté extraordinaire de ne pas se laisser vaincre par l’adversaire. Le public debout est avec lui, le soutient. La musique s’invite à la terrible fête et joue pour accompagner ce véritable combat. Ceux qui veulent de l’art repasserons. Face à ce toro extrêmement dangereux on retrouve la tauromachie d’antan. Et le public mesure les efforts du petit torero. Une estocade tendida met fin à cette faena qui demeurera dans l’histoire de Vic.
Il s’était déjà distingué face à son premier après la mort duquel il avait salué une très importante ovation.
Pepe Moral salua bien son premier capote en mains qui se montra brave en trois occasions face au picador. Faena correcte mais sans echo sur les tendidos. Son second adversaire ne lui offrit aucune option.
Le troisième de la corrida, premier de Gomez del Pilar, fut renvoyé au corral pour faiblesse excessive. Il affronta donc son second adversaire prévu en sixième position. De peu de force, la faena, brindée à Juan Bautista, ne put décoller face à un adversaire sans jus et de peu d’option. En cloture de la feria, sortit un sobrero de Yonnet, très sérieux mais faible et peu châtié. Del Pilar, fit tous les efforts possibles afin de la toréeer sur la courte distance, surtout à droite. Il ne put rien faire sur la corne gauche. Estocade basse au premier essai.
Reseñas Rolland Agnel // Photographies Phillipe Gil Mir



















Commentaires récents