Parentis a connu un après-midi de chiffres flatteurs : oreilles distribuées, pétitions bruyantes, public repu. Sur les gradins bien garnis, la satisfaction se lisait sur les visages, nourrie par novilleros efficaces et un palco enclin à valider la majorité des demandes. Les novilleros verront leur bilan gonfler de trophées. Et pourtant…

Car derrière ce succès apparent, l’essentiel manquait. Ni grand frisson, ni grandes émotions. Les toreros, pourtant aguerris, ont livré un travail aboutie et conforme aux attentes. Les organisateurs avaient soigné l’affiche et proposé des novillos très correctement présentés. La présidence, fut mesurée, et a même refusé une vuelta contestable.

Mais le cœur du problème se situait ailleurs : dans un lot dénué de race, de tempérament et de personnalité. Des animaux calibrés pour plaire sans déranger, qui ne pouvaient susciter qu’un intérêt éphémère. Le public, peu exigeant ou peu curieux, s’en est contenté.

Aaron Palacio aux portes de l’alternative, El Mene en leader de l’escalafon et Javier Zulueta lui aussi dans la dernière ligne droite de son étape novillerile n’ont pas connu de grandes difficultés face à l’envoi du jour, jouant de leur expérience et de leur métier pour signer six faenas plaisantes et qui auront visiblement remporté l’adhésion du respectable.

PHOTOS CHARLINE FABERES

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