Quelques semaines seulement après avoir ouvert la Porte des Consuls, trophée de la Cape d’Or en main, le novillero Victor a de nouveau traversé triomphalement la porte principale des Arènes de Nîmes pour avoir coupé trois oreilles d’une décevante novillada.
Six exemplaires de Gallon, très bien présentés (supérieur le 5eme bis) et bien armés à l’exception du 4eme plus juste, les novillos du Pays d’Arles n’ont jamais couplé plumage et ramage, par manque de fond et de forces. Tous furent discrets au cheval et durèrent peu ensuite malgré un bon fond de noblesse.
Pour ses adieux à la catégorie avant son alternative à Séville, Javier Zulueta espérait certainement meilleurs partenaires de bal. Face à deux opposants limités en tous points, l’andalou se montra discret avec les trastos et d’une volonté discutable lors de ses deux passages…
Martin Morilla qui revenait de blessure tomba d’abord sur un Gallon noble et doté du meilleur fond. Le novillero andalou resta très en deçà des capacités de son adversaire œuvrant avec un toreo peu engagé, et parfois marginal. Ce fut peu ou prou le même résultat devant l’imposant quinto. Un sobrero remplaçant le titulaire qui s’invalida en frappant le burladero dès sa sortie. Fort impact au cheval au premier voyage puis picotazo règlementaire sur le second. Dans le dernier tiers l’astado se reserva, ce qui compliqua la tâche d’un Martin Morilla peu en confiance et qui balbutia au moment de conclure.
Victor fut le grand gagnant de la matinée. Le saintois mis du cœur à l’ouvrage dès l’entame capotera avant de son montrer patient devant son premier, qu’il soigna dans sa muleta avant d’échafauder une faena allant à mas et comprenant plusieurs séquences bien huilées sur la diestra, bien dans le corte du garçon. Pinchazo puis entière tombée. Oreille.
Le saintois réussit le desquite avec l’ultime, bien salué à la cape puis en se montrant particulièrement entreprenant muleta en main. Faena d’intensité inégale comprenant de belles séquences sur la corne gauche face à un animal noble mais juste de fond. Faena volontaire et exposée conclu d’un coup de canon libérant deux oreilles, la seconde généreuse.
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