Alors que depuis quelques semaines les ferias de Nîmes et Arles cristallisent l’attention des aficionados, du côté de l’Etang de Berre une prometteuse feria d’Istres se prépare.
A un peu plus d’un mois du pistoletazo d’une feria qui commémorera les 20 ans des arènes du Palio, j’ai eu le plaisir de m’entretenir longuement avec Bernard Marsella. Le matador de toros, à la tête de la plaza istréenne depuis 14 ans évoque les contours de la programmation locale, la façon dont Istres s’est positionné avec force sur l’échiquier taurin mais aussi et sans détours sur la situation actuelle et prochaine de la tauromachie.
Sol y Sombra : Tout d’abord Bernard comment fonctionne la taquilla et comment s’annonce cette Feria 2021 ?
Bernard Marsella : Heureusement nous avons pris cette année un peu d’avance concernant la programmation et la taquilla. Le fonctionnement d’Istres le justifie. Nous avons dévoilé notre programme dès le mois de décembre en pensant que nous arriverions en juin en étant dans les clous, à quelque chose près, des décisions gouvernementales en prenant comme référence ce qui était fait lors de la corrida du mois d’octobre avec une moitié d’arène. C’est dans ce contexte là que devrait se dérouler notre feria au mois de juin.
La taquilla a ouvert très tôt et nous avons la chance d’avoir renouveler un grand nombre d’abonnements, ce qui prouve que les aficionados nous sont fidèles. Il reste une poignée de places à vendre par corrida. Même si l’on a senti un léger coup d’arrêt lors du confinement d’avril, les choses ont repris leur cours dernièrement et la taquilla fonctionne à nouveau correctement. La vente devrait, comme d’habitude s’accélérer durant la dernière semaine qui sera capitale pour pouvoir atteindre la jauge.
A Istres, il y a rapidement une ambiance qui se crée.
SyS : Istres se trouve au cœur de l’une des étapes du retour à la normale qui pourrait permettre d’accueillir davantage de public…
BM : Concernant les dernières annonces gouvernementales, nous n’avons pas plus d’informations nous concernant car tout peut évoluer tous les quinze jours. Il faut être prudent face à cela et je pense que les services de la mairie auront prochainement des informations qui nous orienteront sur le fait de maintenir la jauge actuelle ou de l’augmenter sensiblement pour arriver à environ 1700 spectateurs. Istres est une petite arène donc quand les aficionados sont bien repartis, comme lors de la corrida d’octobre par exemple, il y a rapidement une ambiance qui se crée.
SyS : Compte tenu de la situation, cette Feria n’a-t-elle pas été plus compliquée à programmer et d’en faire la promotion?
BM : Ce qui est fabuleux c’est que malgré la situation telle que nous la connaissons, nos partenaires continuent à nous suivre, à nous soutenir et nous restent fidèles. Maintenant nous espérons et j’ai bon espoir que les ferias d’Arles et de Nîmes puissent se faire, cela nous permettra de pouvoir communiquer directement auprès des aficionados et puis parce que le toreo en a grandement besoin, il faut se remettre dans le sens de la marche, vite.
SyS : Si la Feria d’Arles est maintenue aux dates prévus, suivra la Feria de Nîmes puis celle d’Istres. Trois grandes ferias d’affilée. Ne craignez-vous pas que certains aficionados fassent l’impasse sur Istres.
BM : Il est évident que les aficionados vont faire des choix, mais le fait d’avoir annoncé notre programmation très tôt nous tranquillise davantage. Nous sommes assez sereins de ce côté-là même si nous n’avons pas d’informations par exemple concernant le fonctionnement de la buvette, ni sur le marché artisanal. Il est évident que les dernières annonces invitent à un peu plus d’optimisme, mais cela reste très compliqué d’organiser des évènements pareils dans ces conditions, car elles ne sont pas optimales loin de là. C’est un point très important. Il n’y aura quasiment pas, ou très peu ce côté habituellement festif. On espère très sincèrement que les terrasses des restaurants pourront rouvrir pour que les aficionados puissent se restaurer. Après souhaitons que le beau temps soit au rendez-vous et que les toros embistent…
SyS : Habituellement la Feria est annoncée au mois de janvier. Cette année vous avez annoncé la temporada bien plus tôt. Pour quelles raisons ?
BM : Notre rendez-vous du mois de janvier au gymnase du Palio est devenu un évènement traditionnel pour les aficionados qui aiment à s’y retrouver pour se réunir à nouveau. Malheureusement cette année pour les raisons que l’on connaît nous n’avons pas pu le faire, il était inconcevable de rassembler un millier de personnes dans un gymnase. Alors avec François Bernardini, nous avons mené une réflexion visant à annoncer notre programme pour la temporada avant les fêtes de fin d’année. De mon côté tout était prêt, les cartels étaient conclus. Faire cette annonce courant décembre signifiait de véhiculer un élan d’optimisme, comme un cadeau de noël fait aux aficionados. Et puis d’un autre côté cela nous permettait de gagner un mois de travail, notamment dans le démarchage des partenaires qui est un vrai travail de commercial, qui prend énormément de temps et d’énergie et qui n’a plus rien à voir avec la confection des cartels et le rôle d’empresa pur et simple. Cela nous a également permis d’ouvrir la taquilla un peu plus tôt.
Il faut élargir davantage le champ de la tauromachie, car la tauromachie s’essouffle…
SyS : Comment a été pensée cette temporada 2021 ? Comment l’avez-vous structurée ?
BM : Déjà nous allons fêter les 20 ans du Palio, ce n’est pas rien et puis si tout le monde réduit sa programmation, nous nous l’avons doublée, ce qui est quand même paradoxal. Dans un premier temps, Monsieur le Maire a voulu pérenniser l’évènement du mois d’octobre puis il y a une continuité dans la programmation. La corrida du samedi après-midi offrira aux triomphateurs des récompenses importantes avec une confirmation d’alternative à Mexico ce qui n’est pas rien, puis deux postes pour la corrida du mois d’aout.
Les corridas à Istres ont une thématique car à l’heure actuelle il faut élargir davantage le champ de la tauromachie. L’aficion s’essouffle, il n’y a plus cet engouement, cet effet de surprise que l’on a pu vivre il y a quelques années parce que c’est toujours le même refrain. Il faut être honnête, les vedettes ne se renouvellent pas. Il y a toute une ribambelle de jeunes prometteurs sur lesquels il faut miser mais qui néanmoins ne déplacent pas les foules, c’est une vérité qu’il ne faut pas occulter. Alors que faire ? Si l’on en écoute certains il ne faudrait miser que le toro-toro, l’authenticité, le torisme à l’état pur. Mais je n’en suis pas certain car je trouve qu’il y a encore moins de monde qui se déplace aux arènes. Face à cela nous essayons à Istres de créer un amalgame de choses qui font que notre programmation se distingue et intéresse.
La corrida du vendredi, qui correspond à l’ouverture de la Feria à Istres comme ailleurs est toujours compliquée car les aficionados ne sont pas encore dans la fête à proprement parler. C’est comme ça qu’est née l’idée de rendre un hommage à la danse et au chant à travers les artistes qui vont s’y produire. Nous n’avons rien inventé, d’autres l’ont déjà fait aussi, mais cette corrida est spéciale et va en quelque sorte conditionner le public et casser cette froideur du vendredi. La corrida Charra a connu dès sa première un véritable succès populaire et il y avait eu du côté de la taquilla un engouement très important. Il était donc logique et naturel de renouveler l’expérience à travers cet hommage au Mexique, d’autant plus qu’il y a un relais avec ce pays puisque des toreros mexicains vont toréer durant la feria et qu’un torero français confirmera obligatoirement l’alternative à la Mexico. Cette course viendra conclure et couronner de manière festive cette feria d’Istres.
Au milieu il y a cette corrida des six toreros qui relève aussi d’un grand intérêt car il y a un enjeu terrible. Tous ces toreros sont dans des situations délicates du fait qu’ils n’ont pas énormément de contrats et qu’il y aura des récompenses très très importantes à la clé. Il va y avoir beaucoup de rivalité, de competencia c’est évident.
Sur la corrida du mois d’août, nous nous ouvrons un peu plus sur le côté torista avec une ganaderia (Concha y Sierra) de renom qui va fêter ses 150 ans d’existence mais aussi une ganaderia comme celle de Robert Margé qui fournit toujours de très bons toros. Pour le mois d’octobre, nous avons maintenu notre engagement envers Jean-Marie Raymond et sa ganaderia de Virgen Maria auquel nous avions pris un lot qui n’avait pas pu être lidié en 2020. Ce sera un cartel sympathique, qui sera annoncé au mois d’août et qui viendra joliment clôturer la temporada 2021 au Palio.
SyS : Si la Feria d’Arles venait à ne pas se dérouler comme prévue en juin, Maxime Solera n’y prendrait donc pas l’alternative. Est-ce que ce sujet a été évoqué avec son entourage ?
BM : En ce qui concerne Maxime Solera, la chose n’a pas été évoquée avec son entourage. Nous allons d’abord attendre que les Arènes d’Arles aient une réponse quant à la dérogation avant d’envisager quoi que ce soit. Quoi qu’il en soit nous voulons que les choses soient bien faites concernant ce garçon qui est un local et qui compte beaucoup pour l’aficion istréenne.
On ne peut pas ne pas aider les nôtres dans une pareille situation...
SyS : On voit que la temporada istrèenne laisse une part importante aux français, toreros comme ganaderos…
BM : 2021 pourrait être une année de transition et c’était l’occasion de tendre la main à ceux qui en ont le plus besoin. On ne peut pas ne pas aider les nôtres dans une pareille situation. J’aurais aimé, très sincèrement que le cartel du samedi soit composé à 100% de toreros français, mais nous se sommes pas arrivé à le concrétiser. Il y a des toreros qui ont été listés par la commission taurine, ce sont ceux qui vont toréer. Ceux qui ne toréent pas sont ceux dont les profils n’avaient pas été retenus et puis il y a quand même eu un refus spectaculaire d’un matador français qui se reconnaitra certainement. Comme quoi ce n’est pas compliqué qu’avec les vedettes, même lorsque l’on offre des opportunités…
SyS : C’est en cela aussi que les arènes d’Istres continuent de se démarquer…
BM : La situation à l’heure actuelle est celle-là et nous ferons le bilan à la fin de la saison. Nous mettrons les choses à plat et nous verrons comment pérenniser la tauromachie à Istres. Chaque arène à son identité, son histoire et un fonctionnement qui lui est propre. Ici à Istres, cela reste tout de même fragile même s’il y a une volonté politique énorme et une participation des entreprises qui est colossale. Il va falloir se poser les bonnes questions car aujourd’hui c’est facile de monter un cartel et de voir toujours la même chose mais l’aficion se lasse. On ne sait plus quoi faire sinon se projeter, imaginer des thématiques sans non plus trop sortir du thème de la tauromachie, mais il faut savoir toucher un autre public, un nouveau public pour que celui-ci fasse l’effort de passer à la taquilla. On ne va pas à une corrida par hasard et par les temps qui courent encore bien moins car la corrida n’est plus à la mode comme elle l’a été il y a quelques années. C’est une réalité qu’il ne faut pas occulter.
La tauromachie a vraiment besoin qu’émerge deux ou trois phénomènes qui déplacent les foules…
SyS : Quelle est votre vision actuelle de la situation que traverse la tauromachie ?
BM : La tauromachie a vraiment besoin qu’émerge deux ou trois phénomènes qui déplacent les foules en masse et amène du monde aux arènes. Aujourd’hui si l’on prend l’escalafon, il est compliqué de monter un cartel et de se dire qu’il y aura du monde. La tauromachie n’était pas au meilleur de sa forme avant la crise sanitaire qui a fini de tout plomber. Nous n’en sortirons pas indemnes. Il ne faut pas se leurrer. Il y a de moins en moins de jeunes aux arènes et il va falloir faire un travail colossal pour les intéresser. Chez les anciens malheureusement beaucoup nous quittent et d’autres vont avoir peut-être peur de revenir aux arènes et de s’assoir les uns à côtés des autres.
A notre petit niveau, notre mission est de nous projeter, d’imaginer des choses afin pérenniser la tauromachie à Istres avec de l’originalité. C’est notre identité. Istres n’est ni torista ni torerista. Istres c’est surprendre, constamment et dès l’annonce des cartels qui se fait très tôt. Cette année par exemple nous avons joué la carte des toreros français. Cela peut plaire ou non mais nous l’avons fait, et nous avons surpris à nouveau. Quand on surprend, on tombe moins dans une routine.
Ce qui de mon point de vue peut porter préjudice à la tauromachie et même si elle en a besoin notamment d’un point de vue économique c’est toutes ces corridas télévisées. La télé c’est bien, mais on est en train de fabriquer des aficionados qui restent dans leur salon et qui pour la plupart ne feront pas l’effort d’aller voir un spectacle aux arènes. On le voit sur les novilladas, c’est dramatique car il y en a de moins en moins car les gens ne se déplacent plus. C’est quand même la base, s’il n’y a pas de novilladas, pas de novilleros et qui dit pas de novilleros dit plus de matadors. C’est comme cela que l’on ne se renouvelle pas… C’est pour cette raison qu’à Istres cette année nous avons deux novilladas, une avec et une sans picadors. Nous verrons si cela va nous donner raison ou non et nous ferons un bilan dès le mois d’octobre car c’est à partir de là que va se tisser la toile de la temporada 2022.
La Feria d’Istres est devenue un rendez-vous incontournable du calendrier taurin…
SyS : Cette temporada 2021 commémorera les 20 ans du Palio. A titre personnel vous êtes à la tête des arènes depuis 14 ans. Quel bilan tireriez-vous de ces vingt années et quels sont les premières images qui vous viennent en tête ?
BM : La grande satisfaction de ces vingt années et grâce à l’impulsion municipale sans qui rien ne serait possible, c’est d’avoir fait d’Istres un rendez-vous incontournable du calendrier taurin, que cette Feria soit reconnue et pas seulement en France mais également en Espagne et en Amérique du Sud. Istres est devenue au fil des années une Feria prestigieuse et c’est cela le véritable fruit de notre travail.
Sur le plan taurin, nous n’arrêtons pas d’apprendre année après année et nous tâchons de ne pas commettre à nouveau des erreurs qui auraient pu être commises ou non que ce soit dans le choix des ganaderias ou dans la confection des cartels. Il y a une relation très forte qui a été nouée avec les apoderados des plus grandes figuras et nous avons pu ficeler de grands cartels, çà aussi c’est une grande satisfaction. La temporada 2009 a été un virage important dans l’histoire de nos arènes, mais LA corrida qui a propulsé Istres sur la planète des toros est incontestablement celle du retour exceptionnel de Joselito en 2014. Quelque chose d’extraordinaire, d’unique et presque impossible à réaliser et qui s’est pourtant conçu autour d’une grande relation humaine. C’est cette relation humaine qui nous a permis de vivre les plus belles histoires. Juan Bautista avec les six toros en 2013, Enrique Ponce lui aussi pour un solo d’anthologie et même celui de Juan Leal l’année dernière. Toréer gratuitement six toros pour une noble cause n’est quand même pas rien. Il y a eu des grands maestros comme Morante de la Puebla qui s’est inspiré à Istres et d’autres figuras qui ont triomphé au Palio, pour ne pas dire toutes les figuras. Et puis il y a eu quelques toreros qui ont émergé comme Lopez Simon ou Thomas Joubert et on espère bien entendu que cela va continuer car de notre côté nous souhaitons continuer de donner l’opportunité à ceux qui le méritent. Sans oublier les alternatives et les grands toros graciés.

En vingt ans il s’est passé beaucoup de choses à Istres… Forcé de constaté qu’il y a eu au Palio un taux de réussite assez surprenant, au-dessus de la normale même. Parfois cela s’est joué sur une corrida qui a sauvé la Feria mais il s’est toujours passé quelque chose de grand dans ces arènes. Bien entendu on ne peut pas plaire à tout le monde, tout n’est pas parfait comme partout dans le monde et dans tous les domaines mais les aficionados reviennent toujours à Istres car ils ont avant tout confiance en notre manière de fonctionner, ils savent qu’il va se passer quelque chose car nous avons pour nous l’originalité et puis parce que nous pratiquons des tarifs attractifs. Et puis du côté artistique il y a toujours quelque chose de beau qui nous tombe dessus chaque année et j’espère que cela va durer encore longtemps car on sait très bien qu’en tauromachie un et un ne font pas deux…
SyS : Prêt à rempiler pour vingt ans alors ?
BM : Je ne sais pas si l’on peut repartir pour vingt ans, je le souhaite mais on ne sait pas ce que va devenir la tauromachie. En ce qui concerne Istres, tant qu’il y aura Monsieur François Bernardini avec l’immense volonté qui est la sienne et qui est le détonateur de toute cette histoire nous pourrons faire en sorte de pérenniser nos rendez-vous. Pour cela il va aussi falloir arriver à toucher la sensibilité de l’aficion mais aussi des néophytes pour continuer à remplir nos arènes.
La corrida n’est pas à la mode comme elle a pu l’être. La tauromachie est attaquée en permanence…
SyS : En définitive, la tauromachie aurait selon vous besoin de se repenser…
BM : Oui la tauromachie a besoin d’être repensée à tous les niveaux pour arriver à se pérenniser, et même au niveau des grandes ferias. Il faut en être conscient, la corrida n’est pas à la mode comme elle a pu l’être. La tauromachie est attaquée en permanence. En cela le rôle de l’UVTF qui veille au grain, est primordial de par la relation qu’elle entretient au niveau du gouvernement et qui permet de dresser un bouclier de protection car il faut le dire, ça fuse de tous les côtés. Aujourd’hui n’importe quel animaliste, vegan et autre s’attaque beaucoup à la tauromachie. Après d’un autre côté le sud de la France est quand même costaud au niveau tauromachique, plus que l’Espagne d’ailleurs et ce n’est pas pour rien que les espagnols nous prennent en exemple. Il ne faut surtout pas perdre de vue que les petites arènes doivent continuer à fonctionner et c’est là où je suis un peu inquiet pour les petites associations qui pourraient se démoraliser ou des petites municipalités qui ne pourraient pas assumer notamment au niveau des finances. Prenons l’exemple de Fréjus qui est une ville avec une forte identité taurine et qui depuis dix ans et même plus ne donne plus de toros. Tout est plombé.
SyS : Comment ne pas évoquer les arènes d’Istres sans avoir une pensée pour Jean Teisseire qui nous a récemment quitté…
BM : Nous avons perdu l’un des doyens de la commission taurine. Un ami fidèle, fidèle du Palio, de Pierre Pouly « Don Pedro » avec qui il organisait des novilladas dans les années 70-80 dans les anciennes arènes. Jean Teisseire a apporté son histoire, son vécu, ses anecdotes, son admiration et son amitié. Il fait partie des personnes qui m’ont beaucoup aidé afin qu’il y ait un nouveau fonctionnement dans la gestion directe des spectacles. Nous venons de perdre quelqu’un d’immensément important.
Un grand merci à Bernard Marsella pour le temps accordé à ce long et très prenant entretien et bien evidemment “Mucha Suerte” pour cette temporada 2021 au Palio.
Propos receuillis par Pierrick Charmasson
INFOS ET RESERVATIONS ==> http://www.istres.fr/feria
ARENES LE PALIO ==> du lundi au vendredi de 9 à 12h et de 14h à 16h30 ==> 04.13.29.56.38
OFFICE DU TOURISME ==> du lundi au samedi de 9h à 12 et de 14h à 18h ==> 04.42.81.76.00






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