Le novillero Victor poursuit sa belle aventure avec les Arènes du Plateau de Valras. Un an après avoir ouvert la Grande Porte en qualité de novillero sans picadors, le saintois a de nouveau traversé triomphant la porte principale pour avoir coupé une oreille à chacun de ses combats.

Six novillos de Malaga et Fernay, trois et trois, très bien présentés les trois premiers de Malaga, ronds, cuajados et avec de la tête, bons, donnant du jeu avec de la caste et une noblesse loin d’être imbécile les deux premiers, plus compliqué et avec un poil de genio le troisième. Plus modestes en tamaño et en armures les trois Fernay, justes de fond, noble le 4eme, plus violents les 5 et 6. Tous furent d’un investissement limité au cheval.

Victor s’est taillé la part du lion ! Le natif de Nîmes s’est d’abord fendu d’une reception a porta gayola qui donna le ton de ses intentions. Celles-ci poursuivies muleta en main pour une faena très « dans son style », vertical et dénué de scories, dont les meilleures séquences furent données sur la rive droite. Le saintois su profiter de la bonne corne du Malaga pour trouver un écho favorable sur les travées et promener ensuite une oreille après une lame efficace.

Le benjamin du cartel doubla la mise devant l’ultime, un Fernay de peu de fond et rapidement orienté que le saintois, à base de technique et de volonté, se mit dans la cañasta. Final en réduisant la distance avant lame fulminante. Oreille.

Aaron Palacio échafauda devant le premier de l’envoi (à mon sens le meilleur) la faena la plus aboutie, techniquement, de la matinée. Faena tout en maitrise et en souplesse de poignet, donnant de la profondeur sur les échanges gauchers qui furent ceux avec le meilleur impact. Hélas, un maniement délicat le priva d’un trophée. Face au compliqué Fernay, noble mais de peu de caste, l’aragonais misa sur la patience et son grand bagage technique pour en tirer le meilleur. Cette fois l’épée fut bien logée. Oreille.

Martin Morilla coupa la première oreille de la matinée devant un Malaga exigeant qui lui infligea deux volteretas spectaculaires. Sans se regarder, le sévillan est retourner au feu, signant une faena volontaire mais quelque peu en deçà des qualités de son adversaire. Une épée portée en toute sincérité lui permit de promener une oreille. Face au Fernay, de moindre son, le protégé de Juan Jose Padilla demeura avec peu d’options et guère de solutions. Effort méritoire néanmoins, et échec avec l’épée.

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