Sous une chaleur caniculaire, les Arènes du Plateau de Valras affichaient un quasi plein apparent à l’heure des clarines, pour apprécier, plus de deux heures et demie plus tard une double sortie en triomphe conjointe de deux enfants du pays : Sebastien Castella et Christian Parejo.
Toros de Jandilla complétés par deux exemplaires de Vegahermosa (même maison, 5e et 6e) formant un lot de présentation correcte, parfois en deçà du « format » attendu ici (notamment les 4 et 5), armés commodes, plus agressif de tête l’ultime et tous discrets au cheval, hormis les 4e et 6e plus braves à la première rencontre. Sur l’ensemble, seuls les 3e et 6e transmirent véritablement dans le dernier tiers.
Pour son deuxième paséo de la Feria, Sébastien Castella mis d’emblée le pied sur l’accélérateur, ouvrant la tarde face à un Jandilla, noble mais sans grande puissance et d’une caste anodine. Avec une autorité totale, il signa une faena de mando et de maîtrise absolue, conclue par une quasi entière foudroyante. Deux oreilles.
Son second adversaire, bien capté à la cape l’obligea à s’imposer par le terrain et le placement. Un sujet sur lequel le biterrois est inatteignable. Impressionnant de décision et de précision pour maintenir le fauve, handicapé par une vuelta de campana et un moral limité. A gauche, le biterrois déssina d’admirables naturelles, rajoutant au plat toute sa saveur. Pinchazo, ¾ de lame et oreille. Auparavant, Sebastien Castella eu la délicatesse d’offrir son combat au maestro Richard Millian, véritable idole du public local dans les années 90 et accueilli par une chaleureuse ovation.
José María Manzanares hérita d’abord d’un toro maniable mais sans race. Faena patiente, en mode pompier de service, aux contours surtout droitiers, conclue d’une demi-lame. Silence.
Le cinquième, n’avait pas grand-chose dans le ventre. Juste de forces, noble mais fade, il fut maintenu à bout de bras par un Manzanares jouant l’infirmier. Effort constant pour remonter le cours d’une faena jusque-là atone et relevée par une poignée de séquences bien ficelées à droite. Pinchazo puis entière fulminante.
Christian Parejo, enfant adoptif de Béziers, fit se lever les gradins et repartit grand triomphateur avec quatre oreilles dans la besace. Face à son premier Jandilla, mobile et noble à gauche, il livra une faena généreuse, d’un engagement total, ponctuée de deux séries naturelles de haut niveau. Un accrochage spectaculaire sans gravité au moment de porter l’épée, celle-ci résultant foudroyante. Deux oreilles.
Le sixième, un Vegahermosa encasté et vibrant, en avait sous la pédale. Mais Parejo aussi. Bravito sous le fer, le Vegahermosa permit au chiclanero de lier une faena qui sans être complète, connu d’excellents moments surtout à droite. Christian Parejo, outre son panache, a marqué par sa justesse, et son investissement jusqu’au final par naturelles pieds joints et conclusion a recibir efficace. Deux oreilles, la seconde généreuse.
FICHE TECHNIQUE DE LA CORRIDA
Arènes de Béziers. Feria 2025. Quasi plein. Ciel dégagé et chaleur caniculaire. 6 toros de Jandilla.
Présidence : Mr Antoine Martinez assisté de Mr. Blanc et Mr. Abiad
Poids des toros : 540, 532, 518, 512, 500, 505.
Cavalerie Bonijol. 12 piques.
Sebastien Castella a brindé son deuxième combat à Richard Millian
Christian Parejo a brindé son premier combat à Sebastien Castella
SEBASTIEN CASTELLA (lilas et argent) : deux oreilles et oreille
JOSE MARIA MANZANARES (nazareno et or) : silence et ovation après un avis
CHRISTIAN PAREJO (rouge et or) : deux oreilles et deux oreilles



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