Morenito de Aranda a offert une prestation très sérieuse et mûre, récompensée seulement par une oreille, la présidence lui refusant la Puerta Grande. Son premier adversaire, âpre et exigeant, a trouvé un maître en lui : intelligence dans la lidia, domination sur la corne gauche et émotion dans les gradins. Après une entière et un descabello, il coupe une oreille. Son second, plus noble mais manquant de transmission, lui permit de montrer toute sa science du bétail de Victorino, concluant par une vuelta après pétition.

Clemente affronta d’abord un toro bas et cornipaso, brave au cheval et noble sur les deux cornes. Plus à l’aise à droite, il perdit l’option au succès avec l’épée. Son second, spectaculaire de tête, montra fixité et humilité, mais le torero peina à s’accorder et conclut par une demi-estocade.

Tomás Rufo, qui toréait pour la première fois cet encaste, reçut un premier toro brave mais qu’il ne parvint pas à comprendre pleinement, puis un dernier, également « ratonero », où il tenta d’imposer son style. Trois naturelles profondes révélèrent toutefois la qualité de l’animal.

Corrida très bien présentée, variée en comportements, combinant bravoure, noblesse et cette rudesse caractéristique des Victorino Martín.

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